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Abdelaziz Bouteflika

Abdelaziz Bouteflika

  • 5e président de la République algérienne démocratique et populaire
  • Depuis: 27 avril 1999
  • Élection: 15 avril 1999
  • Prédécesseur: Liamine Zeroual
  • Nom de naissance: Abdelaziz Bouteflika
  • Date de naissance: 2 mars 1937
  • Lieu de naissance: Oujda, Maroc
  • Nationalité: Algérienne
  • Parti politique: Front de libération nationale
  • Conjoint: Amal Triki
  • Profession: Haut fonctionnaire
  • Religion: Islam
  • Drapeau du pays: Drapeau de l'Algérie

Président de la République algérienne démocratique et populaire

Abdelaziz Bouteflika, né le 2 mars 1937 à Oujda au Maroc, est un homme d’État algérien. Haut fonctionnaire de profession, élu député de Tlemcen en 1962 et réélu en 1964, il est ministre de la Jeunesse, des Sports et du Tourisme dans le premier gouvernement Ahmed Ben Bella, de septembre 1962 à septembre 1963. Il occupe ensuite les fonctions de ministre des Affaires étrangères de septembre 1963 à mars 1979, dans les trois gouvernements Ahmed Ben Bella et les quatre gouvernements Houari Boumédiène. Par la suite, il est ministre conseiller du président de la République de mars 1979 à juillet 1980, dans le gouvernement Abdelghani. Candidat indépendant, Abdelaziz Bouteflika remporte l'élection présidentielle de 1999 avec 73,8 % des suffrages et devient le cinquième président de la République algérienne démocratique et populaire le 27 avril 1999 et ministre de la défense le 5 mai 2003. Il est réélu chef de l'État dès le premier tour du scrutin présidentiel de 2004, avec 84,99 % des voix, puis de l'élection de 2009 avec 90,24 % des voix. Il est par ailleurs président d'honneur du Front de libération nationale depuis le 28 janvier 2005.

Vie familiale

Son père, Ahmed Bouteflika, né à Tlemcen en Algérie, émigre très jeune au Maroc. Il a deux épouses : Belkaïd Rabia et Ghezlaoui Mansouriah, gérante d’un hammam, qui donne naissance à Abdelaziz à Oujda, le 2 mars 1937. Ahmed Bouteflika est mort en 1958. Abdelaziz Bouteflika a quatre frères (Abdelghani, Mustapha, Abderahim et Saïd Bouteflika), une sœur (Latifa) ainsi que trois demi-sœurs (Fatima, Yamina et Aïcha). Il est le premier enfant issu de sa mère et le second enfant issu de son père - Fatima, sa demi-sœur, étant son aînée. Abdelaziz Bouteflika vit et étudie à Oujda, puis quitte l’école en 1950 pour rejoindre l’école Hassania de Scout, avant de devenir moniteur. Il se marie, en août 1990, avec Amal Triki, fille d’un ancien ambassadeur, Yahia Triki.

Engagement militaire

Durant la guerre d'Algérie, en 1956, l’Armée de libération nationale (ALN), branche militaire du parti indépendantiste Front de libération nationale (FLN), ordonne à tous les étudiants algériens de rejoindre ses rangs. Abdelaziz Bouteflika rejoint l’Armée des frontières au Maroc à l’âge de 19 ans. Il fit son instruction militaire à l’École des cadres de l’ALN de Dar El Kebdani (Maroc, ville de Nador), puis il devint « contrôleur » pour la direction de la Wilaya. Sa tâche consistait « à plaider la cause de l’ALN » auprès des populations rurales algériennes pour en obtenir le ralliement. Il se consacra à cette fonction de contrôleur durant dix mois, entre 1957 et 1958. En 1958, il fut promu par Houari Boumédiène et devint secrétaire administratif au sein du poste de commandement de la Wilaya, puis secrétaire particulier de Boumédiène au PC de la Wilaya, mais aussi au PC de l’état-major Ouest et au PC de l’état-major général (1960). En 2002 et 2005, l’homme politique français Pierre Messmer, ancien ministre des Armées de Charles de Gaulle et ancien Premier ministre, l’accuse d’avoir planifié en 1962 le massacre des Harkis3. Selon l'historien Pierre Vidal-Naquet, ce massacre s'inscrirait dans une logique de vendetta non planifiée, résultat de la vindicte populaire.

Carrière politique

Abdelaziz Bouteflika À l'indépendance de l'Algérie, en septembre 1962, il devient, à 25 ans, ministre de la Jeunesse et du Tourisme dans le gouvernement du président Ahmed Ben Bella. Membre de la première Assemblée constitutionnelle, il est élu député de Tlemcen aux première et deuxième Assemblées législatives. Après le congrès du FLN d’avril, il est nommé membre du Comité central et du bureau politique du FLN. À partir de l’année 1963, il est appelé à effectuer de nombreuses missions à l’étranger comme ministre des Affaires étrangères par intérim. En juin 1963, il est confirmé dans ses fonctions. Dès lors il s’ensuit une période durant laquelle le jeune ministre des Affaires étrangères (à l’époque plus jeune ministre de ce département au Monde) dirigea la diplomatie algérienne qui faisait de l’Algérie un pays porte-parole du Tiers monde et l’interlocuteur privilégié dans les rapports entre le Nord et le Sud. Au cours de la même période il obtint sa plus grande consécration en présidant la 29e session de l’Assemblée générale des Nations unies en 19745. Il conclut avec la France, au nom de la République algérienne, l’accord du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, pierre angulaire de la politique de grande émigration algérienne. Il conserva son poste jusqu’à la mort du président Houari Boumédiène. Le président Chadli Bendjedid le nomme ministre d’État en 1979. Bouteflika est néanmoins peu à peu écarté de la scène politique, qu’il quitte en 1981 ; il est traduit devant le conseil de discipline du FLN et est poursuivi par la Cour des comptes. Il avait détourné l’équivalent de 60 millions de francs, sur les trésoreries des différentes chancelleries algériennes à l’étranger, qu’il avait placé dans deux comptes ouverts auprès de la Société de banque suisse. Il choisit alors de s’exiler pendant six ans dans un contexte politique hostile et d’incrimination par la Cour des comptes de sa gestion du ministère des Affaires étrangères. De retour en Algérie en janvier 1987, il prend part au congrès du FLN de 1989, qui l’élit membre du Comité central. Pressenti pour occuper des fonctions de ministre, il décline ces propositions, comme il ne donne pas suite, en 1994, aux sollicitations dont il est l’objet en vue de son accession aux fonctions de président de la République.